Page suivante Page suivante Page précédente Page précédente
est passionné par les technologies de communication. Mais c’est un passionné calme et réfléchi qui ne s’emballe pas.  Il vous fait donc part de ce qu’il souhaiterait voir arriver au plus vite. Il est vrai que le Web 3, dit sémantique,  serait une véritable avancée pour ceux qui font de nombreuses recherche sur Internet. Comment cela marche - t - il ? Pour faire très simple, car le procédé n ’ est pas aisé du tout (mon  responsable de majeure informatique ne comprends toujours pas exactement  le  fonctionnement), la machine analyse les phrases que nous écrivons en langage humain et les  interprète. La phrase la plus simple est composée d ’ un sujet, d ’ un verbe et d ’ un  complément. Le verbe décrit l ’ action que fait le sujet sur le complément. Le Web sémantique construit grâce à un outil informatique appelé RDF (resource description  framework) un graphe de connaissance. Et lorsque qu ’ il veut une information, il parcourt ce  graphe.  Par exemple, prenons la déclaration suivante : Julian Assange est le c réateur de Wikileaks.  Julian Assange est le sujet (jusque - là facile). Dans le modèle RDF, le sujet est aussi une  ressource . C ’ est une ressource qui décrit une autre ressource, le complément. Et le verbe est  la propriété qu ’ on applique à une ressource. Dans  notre exemple, on obtient la  représentation suivante (navré pour l ’ anglais, ce schéma m ’ a servi dans un autre exposé qui  était en anglais) : Donc lorsque l ’ on demande à la machine « qu ’ a créé Julian Assange ? », la machine sera  censée in terpréter cette phrase en repérant le sujet et le verbe. En parcourant le graphe ci - dessus, l ’ ordinateur en viendra à la conclusion que Julian Assange est le créateur de  Wikileaks.  Bien sûr, nous travaillons là sur des phrases triviales. Le W3C développe  le moyen d ’ enrichir  le vocabulaire des machines. Il existe déjà des outils pour cela. C ’ est un futur plutôt prometteur pour le Web que le Web sémantique. Bien que le W3C  veuille qu ’ il s ’ impose comme LE Web du futur, il ne sera sûrement qu ’ un maillon (esse ntiel)  de l ’ évolution d ’ Internet. D ’ autres groupes ont des idées tout aussi formidables pour faire  progresser la navigation sur la toile. Google a déjà mis en place un semblant de Web  sémantique. Depuis le 5 Décembre, lorsque vous recherchez une célébrité,  un politique, un  film, ou même parfois un lieu, vous obtenez à droite un extrait de leur biographie sur  Wikipedia. Vous avez dans un encadré l ’ essentiel des informations à savoir sur la personne  ou le lieu, ainsi qu ’ un ensemble de personnes, de films, de  lieux qui peuvent y être associés.  A quand le Web 3.0 ?  Le Web Sémantique Vous êtes - vous déjà demandé à quoi ressemblera Internet dans le futur ? Comment  évoluera - t - il ? Internet, en tant que réseau d ’ information, existe maintenant depuis près de 40 ans, et a  connu de grandes évolutions depuis : les premières communications entre deux ordinateurs,  les premiers emails, les premières pages web …  Aujo urd ’ hui nous en sommes aux blogs, aux  réseaux sociaux que nous utilisons tous les jours.  Le Web tel que nous le connaissons, celui qui a connu l ’ apparition de ces blogs et réseaux  sociaux, est appelé web 2.0. C ’ est l ’ évolution du Web des simples pages int ernet et emails.  De nombreux groupes de recherche travaillent aujourd ’ hui sur le web 3.0, imaginant ce que  sera l ’ Internet de demain. Parmi ces groupes, le World Wide Web Consortium, aussi connu  sous l ’ acronyme W3C, travaille sur le Web sémantique.  Crée e n 1994 par Tim Berners - Lee, le W3C est une communauté internationale. Ce n ’ est pas  une entreprise, mais une organisation composée de chercheurs et d ’ entreprises qui  collaborent pour améliorer le Web. La devise du W3C est : « Libérer tout le potentiel du  We b ». Le Web sémantique est l ’ idée de permettre aux ordinateurs de « parler » entre eux  intelligemment. Son but est de rendre les recherches sur Internet beaucoup plus efficaces,  plus proches de ce que nous recherchons vraiment, en donnant à la machine la c apacité de  comprendre avec précision notre langage humain.  Aujourd ’ hui, lorsque nous effectuons une recherche sur Google par exemple, nous obtenons  un ensemble de liens qui contiennent ou qui sont susceptibles de contenir l ’ information que  nous cherchons.  Le but du Web sémantique est d ’ obtenir directement le résultat voulu.  Prenons un exemple. Vous voulez obtenir le résultat de la finale de Roland Garros en 2010.  Vous tapez dans la barre de recherche Google «  résultat finale Roland Garros 2010  ». Vous  o btenez alors un ensemble de liens, dont le premier sera par exemple lequipe.fr, un des  résultats les plus pertinents pour ce que l ’ on recherche. Avec le Web sémantique, l ’ idée  serait d ’ obtenir dans un encadré en haut de la page de recherche : « Finale Rola nd Garros  2010 : Nadal  –  Soderling : 6 - 4, 6 - 2, 6 - 4 », et en dessous les liens dans lesquels on pourrait  trouver d ’ autres informations à ce sujet, notamment lequipe.fr. On obtient là directement la  réponse à notre requête, plutôt que de devoir parcourir dif férents liens et chercher nous - même la réponse.