Je suis pas loin de reprendre à mon compte cette expression rendues célèbre par la reine d’Angleterre «Annus horribilis» L’année s’est divisée en deux parties : avant et après le 27 mars. Depuis Noël nous nous rendions bien compte que Jean arrivait au bout de ses forces. Lui même n’était absolument pas dupe. Il aurait quand même bien voulu participer à une dernière fête familiale à Pâques, mais hélas ce ne fut pas le cas. Le 27 mars en allant à Lyon pour déjeuner avec des amis nous recevons un appel téléphonique nous annonçant son décès. Coup de massue ! Un quart d’heure après nous étions chez lui où nous avons pu constater qu’il était décédé calmement. Soulagement, si l’on peut dire ! La vie s’en est allée, très vite, en quelques secondes, pendant que son infirmière procédait à sa toilette. Selon son souhait, la cérémonie d’adieu, très émouvante, a été d’une grande sobriété, dans la plus stricte intimité. Douleur vive. Le dimanche suivant, Pâques. Nous n’étions plus que onze, resserrés sur nous mêmes, tristes et heureux. Tristes car on ne perd pas un membre de la tribu sans une très grande peine, et heureux car il en avait fini avec sa maladie et les douleurs qui vont avec. Pâques c’est le renouveau du printemps. La vie, cette force fabuleuse, reprend vigueur, la végétation explose, les oiseaux font leur nid, le soleil monte dans le ciel. Rien ne change. Jean repose aujourd’hui dans la caveau familial. Il nous y a précédé. Ce n’est pas dans l’ordre normal des choses, mais qu’est ce que l’ordre normal ? Je sais qu’il sera assis avec nous, tous les onze, à Noël autours de la grande table familiale, sous forme des histoires que raconterons ses frères, le fameux «tu te souviens quand Jean….», ou d’un air de guitare joué par Adrien avec l’instrument que lui a légué son oncle, des photos qui circulerons…. La vie enfin ! La vie qui reprend comme avant, ou presque. Puissance magique de la tribu. L’été s’est écoulé doucement. Laissons la vie revenir doucement. Rien de particulier. Seulement un petit tour, comme chaque année, aux Carrières de Lumière aux Baux de Provence pour admirer le spectacle. Picasso et les maitres espagnols. Superbe, comme toujours. Passage obligé, les cabanes à huitres de l’étang de Thau avant de revenir par l’ouest des Cévennes pour admirer le viaduc de Millau que nous n’avions jamais emprunté et voir l’aven Armand. Cette merveille de la nature, à 100 mètres de profondeur, peut contenir la cathédrale Notre Dame de Paris ! Je vous convie à une visite virtuelle qui vaut plus que tous les commentaires que je pourrai faire, en cliquant sur le lien ci-dessous. Quand vous arriverez sur la page d’accueil cliquez sur la photo sous «Menu 360°» en bas à gauche pour ouvrir une fenêtre vous permettant de choisir les parties à visiter. Cliquez également sur «accepter les cookies» pour accéder à la visite. Pour revenir ici à la fin de votre visite cliquez sur la flèche de retour, en haut à gauche de votre navigateur. Alors, content de cette petite promenade sous terre ? Après une superbe fin d’été et début d’automne qui nous a permis d’apprécier notre propriété comme jamais à cette époque, après avoir fermé le pool-house, nous nous sommes «escargoté» dans la maison pour nous plonger dans d’excellentes lectures et commencer à préparer tout doucement les fêtes de fin d’année. Fin d’année. La coutume est respectée, toute la famille est présente à la maison pour les fêtes de Noël. Trois jours de folies ! Pourvu que nous puissions le faire encore longtemps! Mais quoi qu’il en soit, la relève est assuré. Les enfants ont rivalisé de gentillesse pour nous aider en mettant leurs talents respectifs en œuvre. Merci encore à tous. DERNIÈRE MINUTE. Une photo nous arrive tout droit du Grand Bornant où Régis et Bruno sont allés skier.
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